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CertifreeVie privée et certificatsUn certificat numérique x509 est une forme de signature électronique qui permet à un tiers de confiance (appelé « autorité de certification ») de garantir qu’un nom Internet est associé à une entité physique ou morale. De plus, il est l’élément de base qui permet d’établir une communication chiffrée entre le logiciel client de l’internaute et un service Internet (via l’utilisation des protocoles SSL ou TLS). Les services concernés sont principalement le Web, la messagerie électronique et les applications téléchargeables (telles que les applications Java et ActiveX). Ces certificats sont essentiellement utilisés par les services en ligne afin de garantir leur identité et de protéger via un chiffrement les données sensibles qui transitent entre le site Web et le navigateur. Les sites marchands, les services bancaires en ligne, etc. sont des exemples très représentatifs. Un site Web peut choisir d’utiliser le protocole SSL pour chiffrer des données. Cependant ce protocole exige du serveur qu’il soit en possession d’un certificat x509 qui sera présenté au navigateur. Si ce certificat a été signé par une autorité de certification installée sur le navigateur, ce dernier fait confiance au site Web. Dans le cas contraire (c’est-à-dire lorsque le certificat n’est pas signé ou s’il l’a été par une autorité de certification qui n’est pas reconnue par le navigateur), un message d’avertissement et une demande de confirmation sont présentés à l’utilisateur. Ce dernier peut alors légitimement se poser la question s’il peut ou non faire confiance au site concerné. Il est ainsi clairement établi que la confidentialité des contenus qui circulent sur le nouveau média qu’est le Web est conditionnée par l’obtention d’un certificat x509 signé par une autorité de certification largement diffusée. Et c’est à ce point de notre démonstration que le bas blesse. En effet, des sociétés spécialisées offrent ce service sur Internet à un coût qui n’en permet l’accès ni aux particuliers ni aux petites associations. Par ailleurs l’une de ces sociétés (nord-américaine de surcroît) profite d’une position forte afin de tenter d’asseoir une situation quasi-monopolistique en usant de pratiques commerciales parfois douteuses. Malheureusement, au contraire de la gestion des noms de domaines, il n’y a pas d’organisme indépendant et centralisateur qui édicte les règles de gestion des certificats numériques. Il existe une contrainte forte nécessaire à l’existence d’une autorité de certification : le certificat racine qui est utilisé pour signer les certificats doit être installé dans le navigateur de chaque internaute. Chacune des autorités de certification doit par conséquent composer avec les éditeurs de ces navigateurs afin d’obtenir l’intégration de ces certificats dans les logiciels publiés. Cependant, dans la plupart des navigateurs, il est possible d’installer un nouveau certificat racine afin d’ajouter une autorité de certification à laquelle l’utilisateur fait confiance. Cette opération est toutefois manuelle et un écran de vérification et de validation du certificat doit être acquitté par l’utilisateur. CertifreeLe projet dénommé, pour l’instant, « Certifree » a pour objectif de proposer la création et la mise en œuvre d’une autorité de certification qui permette aux particuliers et associations d’accéder à la protection de données sur le Web. Ce projet est fondé sur le droit à la vie privée, y compris sur Internet. Il requiert : Les moyens humains seront gérés au travers d’une association à créer. L’association Anet peut fournir les moyens techniques La communication doit passée par un réseau de partenaires : Si le projet atteint une taille critique il pourra être envisagé de nouer des partenariats avec des fournisseurs d’accès à Internet (Free, Nerim, etc.) car ceux-ci distribuent généralement un kit de connexion qui contient un navigateur remanié et dans lequel le certificat racine de Certifree devrait pouvoir être incorporé. Gestion administrativeLe rôle d’une autorité de certification est de garantir qu’un nom Internet est associé à l’entité physique ou morale qui prétend le posséder. Dans la réalité cela est mis en œuvre via des procédures administratives qui nécessitent l’envoi de justificatifs légaux et la vérification de la corrélation de ces pièces avec les données présentes dans des bases de données publiques (Whois principalement). Dans certains cas particuliers, des lettres d’engagement manuscrites sont parfois nécessaires. Ces contraintes de vérification de l’identité des entités physiques ou morales sont inhérentes à la garantie offerte par l’autorité de certification mais elles demandent un travail qui ne peut être fournit par les bénévoles d’une association. Il est donc nécessaire de trouver un palliatif à ces procédures administratives. Partant du constat qu’un certificat est par nature nominatif, plusieurs pistes semblent intéressantes à suivre : QualitéLe rôle d’un tiers de confiance suppose une gestion sans faille des procédures techniques et administratives. L’association qui supportera le projet Certifree devra se doter d’un ensemble de procédures qualité afin de garantir une exploitation et une sécurité sans concession. La crédibilité des certificats racines du projet Certifree sera directement liée à la qualité des prestations. Il n’est pas souhaitable que ce projet démarre tant que les ressources humaines et techniques nécessaires ne sont pas disponibles AvenirActions à entreprendre :
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